Sujet abordé:
Deux
projets novateurs, mais oh combien constestés
| Depuis peu, nous entendons parlé de deux projets importants pour notre quartier, le premier la réinstallation d'un lien tramway entre le centre-ville et l'ouest de la ville, possiblement via les berges du canal de Lachine, le second, l'implantation, par un projet pilote, de terrasses sur le boulevard Monk. Dans le premier cas, force est de constater, que la logique du transport en commun, la revitalisation des berges du canal et le retour d'un mode de transport moins polluant sont des arguments portants. Nous ne pouvons être contre, malgré que le manque de vision de l'administration de l'arrondissement à fait en sorte qu'il n'y a pas si longtemps, les rails des tramways du siècle dernier étaient bêtement retirés du boulevard Monk (à grands frais!) et qu'aujourd'hui on nous fait miroiter le bonheur d'avoir à nouveau des tramways. L'idée de dépenser encore pour ça peut horripiler certaines personnes, mais le projet à mon accord en autant que tous l'appuient. Avec tous les impôts qui ont été engloutis dans la < revilatisation > du canal de Lachine (à grands coups de millions est-il utile de le rappeler), le retour d'un accès visuel de cette étendue d'eau ne peut qu'être bénéfique, malgré certaines embûches (l'infrastructure du chemin de fer n'existe plus, donc des coûts sont à prévoir, encore là le manque de vision de l'administration municipale est flagrant). Il faudrait pour l'attrait touristique être en mesure d'offrir des laissez-passer spéciaux pour cette clientèle avec ou sans animation (promotion de l'histore du secteur), mais il ne faudrait pas nécessairement retirer l'offre actuelle des autobus, mais plutôt considérer l'ajout comme tel, un ajout à l'offre de déplacements urbains comme on peut le retrouver en Europe (France, Norvège, Allemagne...). L'offre est à considérer, mais contrairement à tout ce qui est habituellement produit par la fonction publique municipale, il y a urgence d'agir, surtotu avec l'arrivée très prochaine des pertubations avec l'échangeur Turcot. Dans un second temps, certaines personnes s'opposent à l'idée même d'une quelconque évolution du secteur Côte-St-Paul/Ville-Émard. Or l'implantation d'un projet (pilote! faut-il le rappeler) de terrasses, bien que pour le moment ne s'adressant qu'aux commerces du boulevard Monk et qui plus est qui ne sont que des bars pour la majorité, pourrait avoir le mérite de tenter des choses, plutôt que de laisser mourir à petit feu la jadis florissante artère commerciale. Certes tant certains propriétaires d'édifices commerciaux tout autant que certains commerçants n'y voient qu'une autre opportunité d'exploitation bête et méchante du potentiel commercial, d'autres au contraire, y voient une chance unique de créer un caractère particulier au secteur. Il faut tenir compte que d'ici peu, la perte du centre Gadbois, pour faire place au nivellement de l'autoroute surélevée fera en sorte que le secteur sera littéralement coupé du reste de l'arrondissement, il faut alors penser à plus long terme et faire en sorte que les secteurs Émard et St-Paul puissent être en mesure de survivre. C'est l'un des buts du projet pilote. Une artère commerciale qui serait en mesure d'attirer des commerçants du secteur restauration en leur offrant une possibilité d'attirer une clientèle pour la chance de prendre un repas sur une terrasse est un argument de plus pour que ces gens passent par là, ou même encore mieux fassent le détour pour s'y restaurer, est un argument de poids, tant pour la survie de l'artère commerciale, que pour son développement et surtout l'attrait d'une ambiance unique au secteur, une vie urbaine et sociale qui n'aura de l'amélioration dans ses projets d'avenir. Alors, cessons de vouloir tout conformer à la grandeur de l'arrondissement et constatons que chaque secteur se doit de tirer son épingle du jeu et surtout cessons de vouloir à tout prix considérer toutes les parties de l'arrondissement comme un tout homogène (que certaines personnes espèrent) mais bien comme une mosaïque à laquelle certains éléments peuvent être greffés et non pas forcer la conformité administrative des éléments à cette diversité. De toute façon, l'administration de l'arrondissement n'a que du gain dans ce projet, certes une partie du projet sera payé par les contribuables, mais comment ce fait-il que l'on passe sous silence la venue dans les coffres de la ville de sommes qui seraient générées par les taxes d'affaires tirées de l'ouverture de nouveaux cafés-terrasses et de l'achalandage de la rue? Luc Durand , citoyen de Montréal |
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